Depuis le temps que les Belles-Sœurs de Tremblay font partie de notre paysage culturel, on les connaît bien et on aime toujours les revoir sur scène. La nouvelle version en théâtre musical créée par René Richard Cyr et Daniel Bélanger s’avère une formidable occasion de faire revivre ces femmes qui touchent le Québec (et le monde) depuis plus de 40 ans et de les faire connaître à un nouveau public. Toutefois, en jetant un coup d’œil à la salle bondée dans laquelle je prenais place mardi soir, je me rends compte que rares étaient les représentants des générations X et Y! J’y ai plutôt vu un public qui a connu les Belles-Sœurs originales, en 1968, et qui comptent probablement dans leurs souvenirs des Germaine Lauzon et des Rose Ouimet. De ce point de vue, pourquoi revoir cette pièce? Une identification profonde à des personnages qui vivent dans une époque qui évoque une grande nostalgie? Pourtant, avec un dénouement à ce point dramatique, je doute du désir de vouloir y revivre. De mon point de vue, il est simplement (et extrêmement) émouvant de revoir ces femmes qui nous ont mises au monde clamer leur misère, espérer trouver un peu de réconfort et de compassion pour finalement s’entredéchirer entre elles et s’arracher un fragment de bonheur prenant la forme d’un livret de timbres.
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Cette version des Belles Soeurs en pièce musicale m’a beaucoup plu. J’aimerais savoir si vous pensez qu’elle reviendra encore cette année.
La tournée se poursuit et les Belles-soeurs s’envoleront ensuite vers Paris! Peut-être nous reviendront-elles par la suite, on ne peut l’affirmer en ce moment.